Qu’entend-on par euthanasie ?
Selon la loi belge du 28 mai 2002 relative à l’euthanasie, « il y a lieu d’entendre par euthanasie l’acte, pratiqué par un tiers, qui met intentionnellement fin à la vie d’une personne à la demande de celle-ci » (article 2). L’on sait que le médecin qui pratique un tel acte ne commet pas d’infraction pourvu qu’il respecte les conditions et procédures prévues par la loi.
L’euthanasie s’entend, plus précisément, de toute action ou omission qui, de soi et dans l’intention, donne la mort à un malade afin de le délivrer de ses souffrances.
L’action euthanasique consiste en l’administration, par la bouche ou par injection intraveineuse, d’une drogue létale (barbiturique tel le pentothal, surdose de morphine…) ou d’une combinaison de produits toxiques (cocktail létal), éventuellement complétée par l’injection d’un paralysant neuromusculaire.
L’omission euthanasique consiste en la privation de soins ou traitements ordinaires et proportionnés.
L’intention est essentielle, si elle est clairement de mettre fin à la vie du patient, il est question d’euthanasie. L’euthanasie se distingue ainsi d’autres initiatives médicales parfaitement légitimes telles que la décision de renoncer à des traitements inutiles ou disproportionnés et l’administration appropriée d’analgésiques en vue de soulager la douleur.
- loi belge du 28 mai 2002
- euthanasie
- cocktail létal
- drogue létale
- barbiturique
- pentothal
- surdose de morphine
