La place des réseaux de bénévoles : Un témoignage de Joëlle Levecq-Hennemanne

 Date et heure : 29/01/2020 à 11h18

 Source : Lalibre.be

Il convient de rappeler l'importance de l'accompagnement des malades comme le rappelle Joëlle Levecq-Hennemanne, membre de l'ASBL "Solidarité Fin de Vie". Il importe de leur apporter dignité, amour, respect et pas uniquement dans les 15 derniers jours de leur vie.

Dans notre société occidentale, que faisons-nous pour nos personnes âgées ? Nos mourants ? Comment les percevons-nous ? Comment respectons-nous leur dignité?

Depuis 2002, la Belgique a adopté la loi sur les soins palliatifs, ainsi, l’article 2 en donne la définition. Par soins palliatifs, nous entendons “l’ensemble des soins apportés au patient qui se trouve à un stade avancé ou terminal d’une maladie grave, évolutive et mettant en péril le pronostic vital, et ce, quelle que soit son espérance de vie. Un ensemble multidisciplinaire de soins est garanti pour assurer l’accompagnement de ces patients, et ce, sur les plans physique, psychique, social, moral, existentiel et, le cas échéant, spirituel. Les soins palliatifs offrent au malade et à ses proches la meilleure qualité de vie possible et une autonomie maximale…”

Il s'agit donc, non plus de guérir, mais d'intégrer le malade dans sa dimension globale en y associant son entourage, avec l'aide d'une équipe pluridisciplinaire.

Pour reprendre les paroles de Cicely Saunders, fondatrice du mouvement des soins palliatifs “Tu es important parce que tu es toi, et tu es important jusqu’à la fin de ta vie. Nous ferons tout notre possible non seulement pour t’aider à mourir paisiblement, mais aussi à vivre jusqu’à ta mort.”

Bien sûr, cette période de fin de vie provoque généralement le désarroi pour les proches, nous sommes malheureux de voir ces personnes que nous aimons devenus fragiles et "diminués" et c'est au travers de ce désarroi que nous pouvons nous poser la question  de la prise en compte de la dignité de la personne malade.

Mais où trouver cette dignité ? Comment transparaît-elle ? Ne devons-nous pas d'abord changer notre regard sur la personne fragilisée, dépasser ce désarroi et ne pas se contenter de définir la personne malade par cette maladie ? Mais au contraire, découvrir cette vulnérabilité et au-delà, la personne en son intérieur?

Un retour à l'Essentiel

Les soins palliatifs, dans leur dimension pluridisciplinaire, visent à entourer le malade de sollicitude et de soin. D'un point de vue physique dans la maîtrise de la douleur et dans le fait d'entourer la personne jusqu'à son dernier souffle.

C'est donc le temps de la pacification, de l'affection et de l'Essentiel.

Mais est-ce que les soins palliatifs doivent se contenter d'intervenir dans la phase finale de la vie du patient et donc en moyenne pour la Belgique dans les 15 derniers jours de sa vie?  Au contraire, cette attitude de sollicitude et de soin qui caractérise les soins palliatifs devrait arriver en amont de la phase terminale. C'est pourquoi, ces soins doivent pouvoir s'appuyer sur des réseaux de bénévoles qui prennent de leur temps pour rendre visite aux personnes seules en home, que ce soit à Bruxelles ou ailleurs.

Lien vers l'article : Des réseaux de bénévoles pour accompagner les malades en fin de vie - LaLibre